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Le rapport d’enquête est (enfin) communiqué ! ENSEMBLE, REAGISSONS !!

Après plusieurs années d’attente, l’enquête publique concernant la possibilité de créer la commune d’Avoriaz a enfin eu lieu cet été 07. Vous avez été près de 240 avoriaziens, touristes, commerçants, ou simples visiteurs d’un jour à participer à cette enquête par écrit, de manière circonstanciée, afin de prouver au commissaire enquêteur par des exemples concrets la dégradation de la vie à Avoriaz et les solutions que vous souhaitiez y amener.

Vous avez été unanimes à vouloir qu’Avoriaz puisse assumer sa gestion en pleine autonomie, de manière saine et réfléchie, afin de valoriser cette station d’exception. Vous voulez qu’Avoriaz devienne une commune libre !

Personne ne s’est engagé CONTRE l’UTN (Unité touristique Nouvelle), personne ne veut la guerre avec Morzine et ses habitants. Au contraire, les courriers envoyés au commissaire enquêteur montrent tous que nous voulons vivre en harmonie avec le reste de la vallée, avec les autres communes aussi bien françaises que suisses... mais sur un pied d’égalité, afin que les discussions soient équilibrées.

... et pourtant le rapport d’enquête ne reflète pas cette mobilisation ! Mais nous ne laisserons pas abattre : Nous aimons Avoriaz, et sommes convaincus que seule la nouvelle commune pourra nous permettre de répondre aux défis qui nous attendent.

Nous vous attendons nombreux à l’assemblée Générale qui aura lieu le 27 décembre dans la salles du festival de l’office de tourisme à Avoriaz. Si vous ne pouvez pas être présent, faites vous représenter...

et n’oubliez pas de renouveler votre adhésion ou, simplement d’adhérez si vous souhaitez que nous poursuivions le combat pour assurer la survie d’Avoriaz !

 
 

Monsieur le Président de la République,

Vous seul détenez aujourd’hui le pouvoir de sauver Avoriaz.

Construite dans les années 1970 sur des terrains vierges situés sur la commune de Morzine, Avoriaz est achevée depuis une quinzaine d’années.

Si, depuis cette date, la commune de Morzine n’a refusé aucune des recettes fiscales qu’elle doit à Avoriaz, elle s’est en revanche attachée à ne pratiquer que le « service minimum » en matière de dépenses de fonctionnement, tandis que ses investissements ont été insignifiants.

Cette situation a eu les conséquences qu’elle devait avoir : vieillissement des infrastructures d’Avoriaz, et par conséquent désaffection de la clientèle ; selon certaines informations, Avoriaz serait la seule des grandes stations françaises à avoir vu son activité économique diminuer ces dernières années.

Il est donc apparu indispensable qu’Avoriaz devienne une commune à part entière, afin que les recettes fiscales qu’elle génère puissent être réinvesties pour préparer son avenir.

Malheureusement, depuis que les procédures prévues par la loi pour obtenir cette émancipation ont été engagées, l’administration a montré particulièrement peu d’empressement et d’impartialité à traiter ce dossier.

Nous craignons d’être victimes du principe général selon lequel il y a trop de communes en France, et qu’il serait donc malvenu d’en créer une nouvelle.

Pourtant, Avoriaz avec son urbanisme singulier, sa population différente, les quelque douze kilomètres d’éloignement du bourg-centre de Morzine, et son indiscutable potentiel économique et fiscal, réunit bien tous les caractères d’une commune.

Et la création d’une commune de plein droit est la seule voie légalement offerte pour qu’Avoriaz puisse être durablement administrée d’une façon favorable à son développement équilibré.

Si malheureusement notre démarche devait être victime des préjugés de l’administration et de l’union de tous les conservatismes, il est inéluctable que le dépérissement d’Avoriaz se poursuivra.

C’est pour cette raison, Monsieur le Président de la République, que nous nous adressons à vous : vous vous êtes acquis la réputation de vous intéresser sincèrement aux problèmes concrets du pays, a fortiori lorsqu’ils ont valeur d’exemple.

Or, de toute évidence, le cas d’Avoriaz illustre les difficultés issues de problèmes de gouvernance locale, découlant des choix d’une économie de rente plutôt que d’investissement, et aggravées par l’inertie et la pusillanimité de l’administration.

Persuadés que vous nous encouragerez à ne pas céder à la tentation du renoncement, nous vous prions d’agréer, Monsieur le président de la république, l’expression de notre très haute considération.

L’association Avoriaz-Demain

 
 

Remarques collectives sur le rapport de l’enquête publique sur l’érection d’Avoriaz en commune de plein exercice.
-  daté du 16 octobre 2007 -

impressions d’ensemble.

L’objectif de l’enquête confiée au commissaire-enquêteur - madame Hélène Blanc - était d’analyser les observations faites lors de l’enquête par les personnes concernées, qu’elles soient en faveur ou hostiles à l’érection d’Avoriaz en commune.

Règle première du commissaire-enquêteur : objectivité et impartialité.

Dés le début de l’enquête, madame Hélène Blanc a donné l’impression à plusieurs Avoriaziens venus répondre à l’enquête qu’elle était hostile à l’émancipation d’Avoriaz.

Plusieurs l’ont entendu dire : « séparer Avoriaz de Morzine n’est pas une bonne solution ». Cette position s’est répandue sur la station et a déclenché le climat parfois hostile que madame Hélène Blanc déplore et aussi un climat serein à Morzine puisque les Morzinois ont bien compris que le commissaire enquêteur était acquis à leur cause.

La position a priori affichée par madame Hélène Blanc a fait l’objet d’un courrier du 31 août adressé à monsieur Jean-Yves Moracchini - sous-préfet de Thonon.

La lecture du rapport d’enquête est très décevante parce qu’elle confirme totalement cette impression. Le commissaire-enquêteur n’a pas instruit à charge et à décharge.

Les documents hors dossier figurant en annexe ne peuvent provenir que de nombreux contacts avec la municipalité morzinoise favorable au statu quo. Mais aucun éclaircissement n’a été demandé aux « pro-commune d’Avoriaz ».

dossier préparatoire à l’enquête

Ce dossier a été préparé en grande partie par l’association « Avoriaz-Demain » en suivant précisément les directives fixées par l’autorité préfectorale.

Le dossier donné comme base de présentation, composé de 15 chapitres à documenter était le plus récent réalisé dans l’arrondissement (défusion Pérrignier-Draillant).

Il a été complété par des informations données par la municipalité, les services de la préfecture et les services fiscaux du département. Les documents qui manquent d’après le commissaire-enquêteur n’avaient pas été demandés.

Validité des pétitions

Madame Hélène Blanc consacre un long chapitre à un examen critique de la dernière pétition signée par 70 des 156 électeurs inscrits sur la portion de territoire d’Avoriaz.

Elle affirme que de nombreux électeurs qui auraient du être consultés ne l’ont pas été : sur la page 7 elle recense 49 électeurs et sur la page 8, 121 électeurs du « Crot aux Chiens ».

Le pourcentage requis du tiers ne serait pas atteint : 70 signataires par rapport à 156 + 49 + 121 soit 326 = 21,5 %. Madame Hélène Blanc retient comme résultat valable 33,65 %, taux dépassant à peine le seuil du tiers requis.

En réalité, aucun des 49 + 121 ne figure sur la liste électorale avec adresse dans la portion de territoire d’Avoriaz : le taux atteint est donc bien de près de 45 %.

Lire l’article complet

 
 
 

Le 20 octobre 2007 Enquête publique sur l’érection d’Avoriaz en commune de plein exercice : réponses des Avoriaziens

Les Avoriaziens ont répondu en grand nombre : l’association a reçu 118 copies de lettres déposées, ce qui représente environ 200 pages de texte. Le résumé qui suit est incomplet pour 2 raisons :
-   le volume des réponses détenues (les 200 pages citées, résumées en moins de 20 pages),
-   le fait que nous ne détenons qu’une partie des réponses (118 sur une estimation de 170 à 200, 50 à 60 autres réponses ont été formulées à Avoriaz ou à Morzine).

Entre 90 et 98 % des Avoriaziens ayant répondu sont favorables à la scission. La structure locale, fait du déséquilibre électoral génère inévitablement la tutelle des Morzinois, tutelle coûteuse dont ils veulent obtenir l’émancipation. Les 2 à 8 % qui n’ont pas pris partie pour la scission ont exprimé nettement la nécessité de changer de politique sur Avoriaz, la gestion actuelle ne les satisfaisant pas. Simplement ils n’ont pas défini la structure locale qui correspondrait à leur idée générale : la rupture dans la gestion sans changement de structure, mission impossible. Le contenu de ces réponses est très varié : elles précisent des problèmes, détaillent les inégalités subies et proposent des actions pour redresser notre station.

LA SITUATION ACTUELLE D’AVORIAZ AU SEIN DE LA COMMUNE DE MORZINE-AVORIAZ

Comment réagissent les Avoriaziens Les Avoriaziens qui ont investi sur leur station vivent très mal sa gestion actuelle parce qu’ils y sont très attachés : un grand nombre en sont propriétaires depuis 10, 20, 30 et même 40 ans - depuis la création de la station - ce qui représente naturellement plusieurs générations. « Agés de 75 ans et propriétaires d’un Studio à AVORIAZ depuis 1974, nous sommes en mesure de donner un avis objectif - sans parti pris - sur l’évolution de la station d’Avoriaz en 33 ans. Ce fut un lieu de vacances merveilleux où l’esprit écologique était déjà appliqué puisque « Station sans Voitures » ce qui jadis a motivé notre investissement. Beaucoup de liens d’amitiés se sont tissés entre résidents venant de tous les coins de France et de l’Etranger. Ces liens étaient plus difficiles à nouer avec les Morzinois qui forment une communauté avec une longue histoire et de très nombreux liens de filiation ».

Les défauts, les manques de la gestion morzinoise se traduisent par des dégradations très mal ressenties : les Avoriaziens assistent à l’asphyxie d’Avoriaz. L’enquête publique sur l’érection d’Avoriaz en commune leur a permis d’exprimer leur volonté de voir mise en place la structure qui correspond aux réalités et donc permettra aux Avoriaziens de prendre en mains la gestion de leur patrimoine commun, cela sans conflit avec Morzine, avec une volonté affirmée de coopération entre les deux communes.

L’implantation d’Avoriaz On ne peut géographiquement parlant considérer Avoriaz comme un quartier voire un faubourg de Morzine :
-   la distance de 12 km les séparant (5 Km de Morzine aux Gets, moins encore de Morzine à Essert Romand ou à Montriond),
-   différence d’altitude, 700 m de dénivelée,
-   l’une station de chalets, l’autre d’immeubles verticaux,
-   circulation en voiture dans l’une, piétonne dans l’autre.

Avoriaz est une station de haute montagne, et Morzine un village de moyenne altitude. Les deux ont leurs charmes propres mais ne nécessitent pas forcément la même politique de gestion. Leur vocation économique différente (Morzine concentre en plus de l’habitat toutes les activités tertiaires : banques- administrations - écoles -paroisse, etc alors qu’Avoriaz est axé sur les activités des sports d’hiver ou de plein air en été)

Gestion municipale Les maires de Morzine-Avoriaz se succèdent, mais leurs priorités, leurs électeurs, leurs intérêts propres sont toujours à Morzine. Un changement de politique de leur part est impossible : les électeurs de Morzine bourg sont environ 15 fois plus nombreux que les électeurs d’Avoriaz. Leur refus de prendre en charge la voirie piétonne d’Avoriaz a été publiquement annoncé. Pour les morzinois (citoyens et élus), la station d’Avoriaz est à la fois « la vache à lait » et une concurrente de Morzine : « on ne peut faire vivre deux concurrents sous le même toit ». Aujourd’hui, Avoriaz ne sert que de rente financière à Morzine. « A Avoriaz les devoirs et à Morzine les droits ». Morzine n’a pas la moindre vision, ni le moindre projet pour Avoriaz. La notion de commune pour Morzine-Avoriaz n’a pas de sens.

Malgré quelques promesses du maire de Morzine en réunion à Avoriaz, celles-ci ne se concrétisent pas car il est tenu par son conseil municipal, issu lui-même de ses électeurs dont l’unique préoccupation est de tirer un profit maximum d’Avoriaz en n’investissant que très peu « en haut », sans réaliser que cette politique va à moyen terme « tuer la poule aux œufs d’or ».

La politique qui consiste à privilégier Morzine au détriment d’Avoriaz, en contradiction avec toutes les règles en vigueur en la matière, a engendré les anomalies suivantes : la rétrocession de nombreux équipements publics est toujours en suspens depuis 1993, les problèmes d’eau et d’assainissement n’ont toujours pas été réglés, l’accueil et le fonctionnement de l’office de tourisme posent également problèmes, sans parler de I’ALDA qui subsiste toujours.

« A titre personnel, si je me suis engagé dans cette démarche, c’est sans objectif « électoral » mais uniquement pour sauver notre station et protéger notre bien personnel du naufrage vers lequel le manque de clairvoyance des élus successifs de MORZINE nous précipitait inexorablement. Malgré la longueur de la procédure, la municipalité de MORZINE n’a jamais revu sa politique d’investissement basé sur « le tout pour le village, le moins possible pour la station ». C’était pourtant mon espoir, que cette procédure entraîne une prise de conscience des Morzinois. »

Prospérité de Morzine MORZINE est un village typique de montagne, avec ses chalets, commerces, services publiques, administrations, etc..., habitée depuis des siècles par des familles autochtones (les indigènes, comme ils ont l’habitude de se nommés formant une vraie communauté, d’intérêt local, de solidarité, de conflits parfois, et cela est très bien ainsi. Les Morzinois et les Avoriaziens sont constitués de populations totalement différentes, d’un coté des montagnards, avec leur histoire, leurs traditions, persuadés qu’un droit ancestral leur permet de s’accaparer toutes les richesses du lieu, de l’autre des commerçants (quelques uns sont Morzinois), des propriétaires, qui croient en leur station et qui en sont pour la plus part amoureux.

Depuis la création d’Avoriaz, les équipements publics de Morzine ont été considérablement améliorés sur fonds publics - financés en très grande partie par les recettes fiscales d’Avoriaz :
-  piscine couverte,
-  patinoire olympique,
-  modernisation du Club Hippique,
-  aménagements urbains (trottoirs, barrières, etc.),
-  parking public souterrain en plein centre ville,
-  réfection de la Mairie et de la place de la Mairie,
-  réfection des « tailles de mas »,
-  projet de musée de l’Ardoise à 4 millions d’euros,
-  projet de route du coulais - route en partie souterraine, coût estimé 12 millions d’euros,
-  etc.

« Depuis 40 ans nos impôts n’ont servi à 95% qu’au développement de MORZINE. Le petit bourg que nous avons connu se mourant peu à peu est devenu une ville prospère avec des infrastructures et des bâtiments publics surdimensionnés. Nous ne sommes pas jaloux nous voulons simplement que l’on nous reconnaisse nos droits de citoyens ».

Communautés humaines différentes : la communauté d’en bas n’a pas su ou voulu établir une communauté entre les deux entités. Les Avoriaziens ont de plus en plus contesté les décisions morzinoises avantageant le bourg au détriment de ses obligations vis-à-vis d’Avoriaz et de ses propriétaires. Les rapports de voisinage sont marqués par cet esprit de clocher observé dans beaucoup de régions : les autochtones considèrent les nouveaux arrivants comme des étrangers « pas de chez nous ». Historiquement, la création d’Avoriaz est datée et les deux communautés d’habitants n’ont constitutivement aucun rapport entre elles. Les habitants d’Avoriaz n’entretiennent aucune filiation entre eux comme on en trouve entre ceux qui habitent Morzine. Les deux communautés ont peu de ressemblance et l’on repère bien que ceux qui ont acheté à Avoriaz viennent de Paris, de toute la France et accueillent maintenant ceux de la communauté européenne. Avoriaz est une cité qui appartient à ceux qui ont acheté les appartements, les chalets, font vivre les services, pas à ceux qui en ont décidé la construction originelle.

Les débuts d’Avoriaz Dés sa création, la station d’Avoriaz est devenue une entité nouvelle distincte de Morzine, atteignant en quelques années une notoriété considérable tant par sa conception que par le festival du film fantastique. C’est une création complètement extra-morzinoise à tous égards : conception, réalisation, financement, type architectural, activité, fonctionnement. Ce qui au début dans les années 70 pouvait paraître comme une aventure est aujourd’hui une réalisation prestigieuse de renommée internationale. Mais la commune n’a jamais voulu assumer ce corps qui lui est resté étranger. La quasi totalité des appartements appartient a des familles françaises et d’autres pays européens, étrangères à la commune de MORZINE,

Avoriaz qui était à sa création un petit regroupement d’immeubles, s’est considérablement développé en 15 ans jusqu’à devenir un ensemble urbanistique caractérisé par une logique de fonctionnement et une dynamique qui lui sont propres. Il semble ainsi désormais indispensable et de bon sens ... de faire correspondre la réalité démographique, sociologique et économique d’Avoriaz avec son organisation et sa structure administrative.

Le promoteur a eu carte blanche pour concevoir les immeubles et chalets d’Avoriaz. Dans les années 1970-1990, son critère majeur a été de construire des appartements vendables en conciliant la meilleure marge possible avec la moindre surface : il avait droit de construire 109.400 m2 de SHON. Cela l’a amené à commercialiser,
-   des petites surfaces - les studios mesurent souvent autour de 20 m2, les deux-pièces dépassent rarement 35 m2,
-   des immeubles avec le minimum de surface comptant dans la SHON. Les coursives ouvertes - pour des immeubles occupés principalement l’hiver à 1.800 mères - sont un exemple de l’impact de cette règle.

Actuellement, une des justifications donnée à l’UTN est la constatation que ces surfaces ne correspondent plus aux attentes de la clientèle, d’où des regroupements de lots diminuant le nombre de lits. Moins de lits = moins de clients = les professionnels demandent la création de nouveaux lits (et le promoteur donne son consentement....).

Tourisme sportif : nul n’est besoin de présenter le domaine skiable d’Avoriaz, un des plus beaux et grands d’Europe. Mais Les bons clients de la station du temps du Festival ont déserté Avoriaz. Et pourquoi, rien que par le non investissement sur Avoriaz. C’était un temps merveilleux avec des personnes agréables et polies. On ne voyait de graffiti nulle part. Il géré par la SERMA (heureusement) mais qu’en est-il de la mise en valeur de la situation d’Avoriaz 1800 comme centre de remise en forme durant le reste de l’année.

Depuis sa création la station est dite « ouverte » (fermée à la circulation automobile) pendant les deux saisons -hiver et été. Les dates d’ouverture - déterminées par la municipalité - ne remportent pas l’adhésion de tous :
-   la fin de la saison d’hiver intervient souvent en cours des vacances de printemps de la zone scolaire la plus tardive,
-   l’ouverture de la saison d’été .en juillet ne permet pas l’accès à tous les services en juin, ce qui pourtant conviendrait aux familles dont les enfants ne sont pas scolarisés, aux « seniors », à ceux de nos voisins européens dont les dates de congé diffèrent des nôtres.

Station sans voiture : la gestion d’Avoriaz est de fait profondément différente de celle de Morzine, station piétonne, à l’altitude 1800 Morzine altitude 1000), station dense (5 Km de voies principales contre 40 à Morzine). C’est aussi un station écologique dés sa création :
-   pollution automobile (bruit, gaz d’échappement) quasiment absente,
-   chauffage électrique,
-   large place aux piétons et skieurs (avec quelques problèmes de sécurité à résoudre).

Cette spécificité d’Avoriaz par rapport à Morzine est pour le plus grand nombre un facteur premier d’attrait et de succès. Mais il faut que les piétons puissent y circuler de façon fluide et cohérente, ce qui avait été prévu par le promoteur en créant des ascenseurs et cheminements verticaux. Or, on doit constater aujourd’hui que ces équipements qui datent des années 1970-80, n’ont pas été maintenus en bon état de fonctionnement, la commune de MORZINE, pourtant chargée de leur entretien, n’ayant pas rempli ce rôle.

Les motos-neige sur le boulevard des skieurs le matin font la course, 1’un allant plus vite que l’autre et aucune réclamation n’est prise en compte car, aucune autorité n’agit en ce sens « on laisse faire les copains et les coquins ». Ceci dès six heures du matin, depuis des années et au mépris de la sécurité des skieurs.

L’accès des vacanciers à la station Vivre les arrivées un samedi d’hiver à l’accueil des Prodains comme à celui de l’entrée de la station montre les améliorations à apporter. L’impression des nouveaux clients à leur arrivée est trop souvent une déception : après avoir subi des heures de trajet avec des enfants, ils sont obligés de déposer leurs bagages, de conduire leur voiture à un parking éloigné, d’attendre aux quatre vents une navette. Quant à la personne seule avec des bagages et/ou de jeunes enfants, rien n’est prévu pour lui faciliter la tâche : c’est mission impossible. Pourtant qu’ils soient vacanciers ou propriétaires, les arrivants contribuent au budget de la commune.

« Dans Morzine-bourg, les habitants bénéficient du transport par navettes gratuites et du stationnement gratuit, alors que lorsque j’arrive ou que je quitte Avoriaz, je dois payer cher pour la simple liaison « studio-véhicule », et pour le stationnement de ce dernier (deux autres inégalités difficilement explicables). Si je veux échapper au stationnement payant, je dois garer ma voiture à 300 mètres du téléphérique des Prodains (que je peux emprunter gratuitement -exceptionnel !) mais, une fois arrivé à Avoriaz, je dois traverser la « place du téléphérique » à pieds dans la neige avec mes bagages car les traîneaux et chenillettes (payants) ne sont pas autorisés à venir jusque devant ledit téléphérique (dissuasif, non ?).

Si, pour échapper à ces tracasseries foncières et physiques, je décide de venir par le train, je ne peux parvenir en car de Thonon à Avoriaz que le week-end, alors que la liaison Thonon-MORZINE-Bourg par car est assurée plusieurs fois par jour, sept jours sur sept (autre inégalité). La Municipalité de MORZINE ignore-t-elle que les résidents d’Avoriaz disposent, comme les autres Morzinois, du droit de profiter des tarifs de semaine de la SNCF « période bleue » ou de la possibilité des « seniors » de voyager à tarif réduit du Lundi après-midi au Vendredi matin ? »

Un accueil, organisé certes, mais bien insuffisant lorsque l’on arrive un soir de Juillet 2007 et qu’une seule navette est présente pour amener les familles ; Evoquons les longues attentes au pied des immeubles certains jours d’hiver, pour regagner la banque des départs.

Une insécurité majeure qui perdure au fil du temps sur la place du téléphérique où se retrouvent les skieurs, les piétons souvent chargés de bagages.

parking : Aux entrées (Prodains et route) de la station d’Avoriaz, il serait normal qu’existent des parkings publics et gratuits, administrés par la commune : c’est le cas à Morzine mais non à Avoriaz qui en a davantage besoin. Le parking longue durée des Prodains est géré par la SERMA et gratuit pour les usagers. Le parking découvert de 1800 places proche de l’entrée station est géré par la SEPA et payant : en hiver 43 € la semaine (tarif 2007) avec la désagréable surprise de déblayer la neige devant son véhicule et en été 25 € la semaine. Le parking public municipal le moins éloigné de l’entrée station est réservé aux Morzinois et vacanciers résidant à Morzine grâce à une condition de stationnement très bien adaptée : stationnement interdit de 22 heures à 7 heures. Le parking public au bas du téléphérique des PRODAINS est notoirement insuffisant. La municipalité se désintéresse de l’accueil des voitures au niveau supérieur ainsi qu’elle l’a précisé dans une récente délibération du 2 avril 2007.

La création et la gestion de parkings modernes et appropriés doit être assurée par la collectivité (ainsi que cela existe aujourd’hui dans toutes les grandes stations) et l’accueil des résidents doit être organisé en service public : « Aucun parking n’est gratuit à Avoriaz, aucun transport public non plus. Les vacanciers de Morzine sont eux mieux lotis puisque la commune met gracieusement à leur disposition navettes de bus, petit train, place de parking...Avantage d’ailleurs largement mis en avant sur le site Internet de la mairie de Morzine. »

Les transports dans Avoriaz Le transport de biens et de personnes sur la voie publique pour les arrivées comme pour le départ devrait être considéré comme un service public assumé sous la responsabilité de la commune avec des matériels adaptés et de telle sorte que l’écoulement du flux de personnes soit assuré sans attente trop prolongée.

L’état des équipements collectifs :
-   l’escalier mécanique des Fontaines Blanches, hors d’état de fonctionner depuis 5 ans (parmi les promesses électorales du candidat François Passaquin en 2001, figurait la eprise par la commune des équipements et passages publics des Hauts Forts et des Fontaines Blanches...),
-   tous les équipements ont 30 ans ou davantage. Ils doivent être mis aux normes, surtout dans la perspective d’un développement d’Avoriaz vers le haut de la station accessible uniquement grâce à ces ascenseurs.
-   Malgré la construction de nouveaux immeubles depuis 1980 le plan de déplacement à l’intérieur d’Avoriaz n’a pas été actualisé par le promoteur ey le conseil municipal de Morzine, à plusieurs reprises, a confirmé son refus de prendre en compte la totalité des équipements existants.
-   seules les chaises de la salle des Festivals datant de 30 ans ont été changés.

A titre d’exemple : « En 2006, l’ascenseur des Hauts Forts est resté très longtemps hors service et les gens ont CASSE les vitres et la porte de l’immeuble (Hauts-Forts II) pour descendre l’escalier et rejoindre le niveau de la route. Ils ont proféré des dégradations (qui sont évidemment à notre charge) à scandaleuse attitude de Morzine car même si la propriété est privée, la vocation publique des ascenseurs est évidente. On ne peut accepter la manne financière et en même temps se décharger de ses responsabilités. »

La mise hors service depuis plusieurs années de l’escalator des Fontaines Blanches handicape tout un secteur d’Avoriaz qui se reporte sur l’ascenseur du Snow (d’où vieillissement accéléré de ce dernier). La vétusté des premiers ascenseurs publics et l’adaptation des autres aux nouvelles normes vont nécessiter soit leur remplacement soit leur mise à niveau. La commune n’entend pas, pour l’instant, entretenir l’ensemble de ces équipements à vocation spécifiquement publique. Qui doit assurer l’entretien ou la modernisation des équipements à vocation spécifiquement publique ? La commune. Il y a donc carence de cette dernière. Par ailleurs, le téléphérique reliant les Prodains à la station, qui fut à sa création l’un des plus moderne des Alpes, est aujourd’hui à bout de souffle et totalement dépassé à l’heure où toutes les grandes stations ont rénové ce type d’équipement. La collectivité doit agir auprès de l’exploitant de cet ouvrage, au besoin au moyen de subventions, pour assurer sa modernisation.

Les fins d’après midi et les soirées à Avoriaz Que faire en fin de journée et le soir autre que de s’immobiliser dans les appartements. Que faire et où aller pour se distraire, s’enrichir, rencontrer la vie. Avez-vous déambulé un soir d’été vers 21H dans les rues d’Avoriaz ?

Avoriaz, du fait de son cadre fermé, pourrait être un grand club de vacances hiver comme été où les activités pourraient être tout à la fois collectives et individuelles, où chaque génération trouverait matière à prendre du plaisir et avoir l’envie de revenir.

Notre station voit son activité diminuer au profit d’autres stations des Alpes qui ont su se doter d’équipements de loisirs et de sports (Méribel, les Menuires ou Val d’Isère), qui disposent de piscines couvertes, de tennis entretenus, de centres sportifs fermés, de lieux de détente et de remise en forme. Les équipements disponibles à Morzine-bourg sont trop éloignés...

Contrairement à ce qui se pratique sur MORZINE, il n’existe à AVORIAZ aucun service public de transport des personnes, pourtant indispensable pour acheminer les résidents depuis les parkings jusqu’à leurs appartements. Il n’est pas indispensable que ce service soit gratuit (ce qui est le cas à MORZINE) mais il est indispensable qu’il existe.

Les insuffisances d’Avoriaz Les enquêtes actuelles montrent que les français ne se satisfont plus de faire du ski 7 heures par jour, qu’ils veulent consommer du culturel, trouver des divertissements à toutes les tranches d’âge après le ski et pas simplement se promener, aller au restaurant ou acheter des vêtements de ski...seules offres d’Avoriaz depuis des années. Et l’été ? le vide. Déjà que la montagne est la dernière destination touristique, Avoriaz ajoute la particularité d’un ou deux spectacles de rue pour enfants, d’un grand nombre de mini tournois sportifs (pour les 15-35 ans) et une absence totale de propositions pour les 35-80 ans qui voudraient bien faire aussi autre chose que faire du sport l’été à la montagne.

Les installations existantes à intérêt général ne répondent plus aux besoins de la clientèle : piscine non couverte inutilisable l’hiver, ainsi que l’été en période de mauvais temps ; absence de salle polyvalente pour toute activité bruyante ou non. « Avoriaz est resté - malgré toutes les bonnes volontés pour faire une animation de qualité une station où l’on s’ennuie après le ski ».

De sorte que beaucoup de vacanciers font ce reproche à Avoriaz d’un sous équipement flagrant. Ces équipements d’intérêt général, très souhaitables si ce n’est indispensables, pour éviter le déclin de la station devraient être financés par la commune, avec les recettes que lui procurent Avoriaz. Mais les mentalités et les comportements des élus communaux vis-à-vis d’Avoriaz n’ont pas évolué et rien n’annonce un changement prochain. Avoriaz a besoin de toutes les ressources qu’elle génère pour assurer sa survie et son développement.

Ecologie : Pas de tri sélectif - tous les résidents (français ou étrangers) sont sidérés de constater qu’un village (novateur, il y a 40 ans (sans voiture, sans pollution)) reste également à la traîne en matière d’environnement. Le tri sélectif est aujourd’hui dans toutes les mentalités (surtout pays nordiques) or sa mise en œuvre est relativement aisée.

LA PERTE D’OFFRES : Quatre points de vie dans les années 90-95 pendant l’été : 1 - la rue principale, 2 - le quartier des Dromonts (nous avions même un libre service !), 3 - la place du téléphérique avec restaurant et pharmacie notamment et 4- le quartier de la Falaise avec son grand espace d’animation. Une diversité d’enseignes qui permettait de sentir le climat d’un village avec ses boutiques « vieillottes » et contemporaines Des animations journalières pendant l’été, sportives ou familiales qui donnaient une ambiance festive constante. Des animateurs forts sympathiques dont l’humour favorisait le sourire. Trois boites de nuit où les noctambules d’âges très différents pouvaient trouver leur plaisir. Aujourd’hui UN LIEU réservé à une population très jeune.

Aujourd’hui tout se concentre dans la rue principale. Deux magasins de presse et librairie : Depuis cet hiver, UN SEUL, le 2ème est devenu Agence immobilière comme si le manque de ce type de commerce était à pourvoir. Nous devons tous nous rendre dans un unique espace ; la qualité d’avoir deux points de vente n’était pas que géographique, ils pouvaient, en complémentarité, répondre à des besoins distincts de lecteurs internationaux. Aujourd’hui, nous passerions nos journées à « manger » et à nous équiper (vêtements et matériel de montagne) puisque nous trouvons uniquement ce type de commerces. Aujourd’hui, le village reste silencieux excepté le temps où la jeune femme sur un podium lance ses consignes dans un micro pour faire « bouger en rythme » les adeptes de la Gym ! Aujourd’hui, Une salle des Festivals toujours bien présente et centrale qui reste un lieu vide, une résidence inhabitée hiver comme été alors qu’il y a eu des périodes où si souvent il s’y passait « quelque chose » Aujourd’hui, Les propriétaires et les commerçants du « Vieil Avoriaz » (du bas de la station jusqu’à la Place des Dromonts) voient avec chagrin le bas de la station péricliter au fil des années. En 10-15 ans ils ont assisté à la fermeture de : 7 restaurants (Le Grenier, le Carnotzet, les Hauts Forts, le Petit Vatel, la Grignotte, la Mama’z, le Stoppi), 2 boites de nuit (le Valentino et le Roc), 1 hotel (Les Hauts Forts), 1 supérette (Mr Ducerf), 1 Maison de la presse (Mme Cloppet), 1 boulangerie (Tavernier), 1 traiteur (le bec fin), Plusieurs magasins de vêtements (galerie des Hauts Forts)

Quid de l’Unité Touristique Nouvelle ? La solution en cours d’élaboration par la municipalité avec le promoteur est l’UTN : accorder un certain nombre de lits supplémentaires à un promoteur, en échange d’investissements de sa part pour compenser provisoirement ceux que la commune ne fait pas. Si c’est une solution partielle à l’échéance de 3ans (le temps au projet d’aboutir et de se réaliser), ce ne peut être une solution pérenne amenée à se répéter. Un fait symptomatique : d’après le Maire de Morzine, c’est pour répondre à une demande de Pierre et Vacances que la procédure UTN a été lancée. « Avoriaz est otage des intérêts bien compris du promoteur d’un coté, et de la municipalité de l’autre. »

« Les loueurs n’arrivent plus à remplir la station faute d’investissements touristiques et l’on nous propose d’augmenter le parc locatif ? C’est un raisonnement absurde : cela ne profitera une fois de plus qu’à la municipalité de Morzine (rentrée de Taxes locales supplémentaires sans investir ni en équipement touristique, ni équipement public) et à Pierre et Vacances (construction et vente d’appartements sur des terrains gratuits). Toutes les études au sujet de l’UTN ont été faites par des sociétés ayant des rapports commerciaux avec Pierre et Vacances. Aucune étude d’impact n’a été faite par un cabinet indépendant. »

La démocratie est absente d’Avoriaz :
-   ALDA : l’influence du groupe Pierre et Vacances, qui dispose d’une importante minorité des voix à l’ALDA y est déterminante. Les membres du syndicat ALDA détiennent près de 75 % des voix et se renouvellent entre eux.
-   La situation est peu différente à l’Office de Tourisme : Pierre & Vacances, ses filiales et les entreprises associées (SCT, Annie Famose) représentent plus de 60 % des voix,
-   Elections municipales : les 150 électeurs d’Avoriaz ne peuvent jouer aucun rôle en face des 2000 électeurs morzinois : toutes les décisions concernant Avoriaz son prises par les élus morzinois, au détriment des Avoriaziens. Cet état de choses est tout à fait contraire aux principes fondamentaux de la démocratie.
-   L’unique conseiller municipal avoriazien (Robert Faure de 1983 à 2001, Serge Vitré depuis 20021) qu’il le veuille ou non est élu par les électeurs morzinois et ne dispose d’aucun poids au sein du conseil municipal : les Avoriaziens sont donc exclus de l’instance dirigeant la politique locale. Serge Vitré n’est plus inscrit sur la liste électorale d’Avoriaz (il a choisi de voter dans la commune où est située sa résidence principale).

Est-il normal :
-   qu’une commune voisine, distante de plusieurs kilomètres et donc sans continuité territoriale et sans communauté de vie, décide et dispose ainsi de l’avenir d’une autre entité territoriale distincte, par le simple fait tout à fait anormal de posséder à elle seule la majorité absolue et écrasante au sein de son conseil municipal ?
-   que ses habitants bénéficient de conditions privilégiées sur le domaine d’Avoriaz par rapport aux propriétaires payeurs ?
-   que ses habitants payent l’eau potable et les redevances d’assainissement moins cher que les Avoriaziens ?

 
 

Quelques mots de Jean Vuarnet qui a été à l’origine d’Avoriaz et qui est maintenant président d’honneur de l’association « Morzine-Avoriaz toujours »

En 2001 dans un journal local, Jean Vuarnet, morzinois célèbre entre tous, s’exclamait : « Séparer Avoriaz de Morzine ? Alors là, je suis prêt à prendre mon fusil pour empêcher cela ».

Sa réaction militaire était complétée par un double aveu qui échappait à ce grand champion à la personnalité entière : « ...avoir fait Avoriaz pour sauver Morzine et entendre ces « avoriaziens » vouloir l’indépendance ... ».

Aveu qu’Avoriaz et Morzine sont deux entités distinctes et aveu que Morzine se sert d’Avoriaz. Jamais personne n’avait résumé en si peu de mots le bien-fondé de la démarche entreprise par ceux qui pensent qu’Avoriaz doit être une commune autonome.

Jean Vuarnet, président d’honneur de l’association « Morzine-Avoriaz toujours » créée en 2007 pour s’opposer à l’émancipation d’Avoriaz explique (Le Faucigny du 23 août 2007) : pour lui, la communauté morzinoise n’a jamais « épousé » le projet Avoriaz.

Il rappelle que lors de la création de la station : « comme les gens de Morzine n’y ont pas cru, personne ne m’a embêté », ni même encouragé.. « personne ne m’a aidé ». « Avoriaz ne devait rien avoir à faire avec les immenses sociétés. Elle devait être faite avec les gens du pays, par pour une entité avec un PDG à Paris.

Mais comme les Morzinois ne se sont pas impliqués, ça leur a échappé. » Sur la période actuelle : les deux stations forment « des entités qui ont du mal à vivre côte à côte. Il est difficile de faire coopérer les différents intérêts » Les Avoriaziens « n’ont pas tort de dire que Morzine ne fait pas ce qu’il faut. Les Morzinois ont provoqué la chose par leur inattention à l’égard de là-haut... Les deux stations sont complémentaires. Il faut tout faire pour qu’elles vivent côte à côte en saine intelligence...

La commune de Morzine n’a pas fait son travail à l’égard d’Avoriaz. Surtout la dernière municipalité. Elle n’a pas noué de contacts. »

Cette dernière phrase mérite un commentaire : la municipalité morzinoise, maire en tête ont de nombreux contacts avec les responsables actuels de l’ALDA, de l’Office de Tourisme, avec les patrons de Pierre et Vacances, de la SERMA, de la STA-SEPA.

Mais aucun de ces responsables n’est élu démocratiquement. Ils sont tenus de « faire avec » la structure actuelle. Certains s’en accommodent très bien, aucun n’a le pouvoir de dire non et de représenter les Avoriaziens : seul un maire d’Avoriaz pourrait être l’interlocuteur naturel du maire de Morzine.

Ensemble, ils seront en mesure de trouver des accords équilibrés mutuellement profitables. Ils pourront vivre et travailler côte à côte en saine intelligence.

Aujourd’hui c’est Avoriaz qu’il faut sauver : Jean Vuarnet a réussi à « sauver Morzine », les Avoriaziens veulent aujourd’hui « sauver Avoriaz », ce qui est nécessaire pour Morzine. « Depuis 1993, Avoriaz a pris 100 ans de retard ».

Quant au journal de l’association « Morzine-Avoriaz Toujours » dont Jean Vuarnet est le président d’honneur, il ne présente aucune solution sinon la continuité qui permettra à Morzine de continuer à « profiter » d’Avoriaz, ce qui accentuera forcément le déclin de notre station.

Les Morzinois n’ayant pas investi sur Avoriaz ne s’y intéressent pas. De nombreux Avoriaziens ont exprimé l’opinion que les Morzinois considèrent Avoriaz comme une « vache à lait ».

Cela n’est pas entièrement convaincant : un éleveur entretient son troupeau, lui donne un bonne alimentation, l’abreuve, nettoie son étable pour obtenir la meilleure production en quantité et qualité, etc. Quand il la traie, c’est après avoir nettoyé les pis. Il traie en douceur, parfois en musique. Au moment opportun, il mène sa vache au meilleur taureau, il surveille la gestation, il l’assiste lors du vêlage, etc.

Loin d’apporter tous ses soins à la station d’Avoriaz, la municipalité morzinoise ne l’entretient pas, la fait dépérir, ce n’est donc pas sa « vache à lait ». Est-ce la poule aux œufs d’or ?

Humainement, la commune de Morzine a été « obligée dans les faits » de faire d’Avoriaz un cas à part parmi « ses » quartiers. Quel autre quartier de Morzine : présente l’équivalent de l’ALDA (qui fonctionne presque comme une municipalité déguisée et à laquelle les propriétaires payent, en plus, des redevances pour son fonctionnement) ? possède son antenne de gendarmerie et un office de tourisme avec des gestions propres ? n’arrive pas à obtenir de la mairie des rétrocessions d’équipements ? dispose d’une organisation particulière et séparée des assainissements et même une taxe d’enlèvement d’ordures ménagères différente (en 2006) de celle de tous les autres ?...

Si Morzine tenait tellement à conserver la gestion d’Avoriaz, pourquoi la municipalité n’a-t-elle pas intégré dans le domaine communal les équipements collectifs ? Pourquoi en laisse-t-elle la charge aux Avoriaziens (via les cotisations ALDA) ?