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Historique

 
 

Le rapport moral du président lors de l’assemblée générale du 26 décembre 2006

 

Mesdames, Messieurs

En novembre 2005, Jean-Yves Moracchini -sous-préfet de Thonon - nous avait demandé de constituer le dossier préparatoire à l’enquête publique en prenant pour modèle le dossier constitué pour la « défusion » Pérrignier-Draillant (17 chapitres à documenter). Cet important travail a été réalisé par les groupes animés par François Balters, Vincent Burguburu, Louis Nardin et Raymond Speisser. Nous avons remis ce dossier à notre sous-préfet le 19 avril 2006. Par la suite, Jean-Yves Moracchini nous a informé qu’il l’avait transmis à la Direction des Relations avec les Collectivités Locales (DRCL) à la préfecture d’Annecy.

Courant 2006, Francis Becquet qui suivait notre démarche à la sous-préfecture de Thonon est parti pour une nouvelle affectation : c’est Claire-Anne Marcadé qui lui a succédé. A Annecy, nous avons pris contact avec mesdames Dominique Lefèvre (DRCL) et Marie-Claude Bazile (déléguée du médiateur).

La procédure fait du « sur-place » D’après les délais constatés, nous avions estimé qu’en 2 ans, la procédure pouvait être conduite avec sérieux et terminée dans de bonnes conditions. Le jour à retenir est le 5 octobre 2004 : c’est à cette date que Jean-Paul Briseul sous-préfet de Thonon a déclaré ouverte la procédure d’érection d’Avoriaz en commune (les pétitions confirmatives avaient été remises en août 2004). Si en juin 2006, nous espérions encore une année positive, dés août nous avons estimé qu’au rythme actuel, la décision que nous demandons n’interviendrait pas avant plusieurs années. Pourtant nous n’étions pas restés inactifs, passifs : nous avons établi les documents qui nous étaient demandés, envoyé par courrier nos demandes visant à ce que la procédure soit menée dans le respect des règles et des délais normaux, relancé par téléphone lorsque les réponses ne venaient pas.

La relance La procédure n’avançant pas, après avoir pris plusieurs conseils, nous avons écrit à Rémi Caron - préfet de la Haute-Savoie - pour lui faire un compte rendu fidèle de ce que nous avions réalisé en réponse aux questions posées par notre sous-préfet et en conclusion lui demander « de bien vouloir prendre les mesures nécessaires pour que :
les recettes fiscales de la portion de territoire d’Avoriaz soient calculées objectivement par les services fiscaux du département,
la procédure prévue par la réglementation soit conduite avec rigueur et dans des délais normaux. »

La réponse du préfet est contenue dans le courrier du sous préfet (texte intégral) : « Dans le prolongement de notre conversation téléphonique du 10 novembre 2006, je vous confirme que dans le cadre de l’instruction du dossier d’érection d’AVORIAZ en commune autonome présenté par votre association, j’ai saisi, conformément aux instructions de M. le Préfet , le Directeur des Services Fiscaux, afin qu’il établisse le rôle d’imposition correspondant à cette partie du territoire de la commune de Morzine. »

Avant d’agir, le Directeur des Services Fiscaux a demandé des instructions à son ministère.

Notre démarche s’apparente à une course d’obstacles et d’endurance :
En 2002 la portion de territoire avait été redéfinie en incluant les Bois-Venants par le fait du prince,
Un manque dans l’administration : le responsable en titre est le sous-préfet de Thonon Jean-Yves Moracchini, mais sans qu’une personne exerce le rôle de chef de projet en charge de coordonner, de gérer réellement le processus,
Les réponses ambiguës : nos projets de budget basés sur des évaluations extrêmement sérieuses sont qualifiés de « pas sincères » sans qu’un seul éclaircissement nous soit fourni qui nous permettrait d’approfondir un ou plusieurs points précis.
Maintenant : attendre la réponse du ministère et réagir ensuite.

Quant au fond : Sur la nécessité de créer la commune d’Avoriaz, la situation n’a pas changé : absence totale de solution alternative, pas même une inflexion positive de la municipalité morzinoise répondant favorablement à l’ALDA qui attend en vain depuis plus de 10 ans....

L’escalator des Fontaines Blanches reste hors d’état de fonctionner, les annuités de remboursement de l’emprunt contracté par l’ALDA pour la réfection de la cabine d’ascenseur des Hauts Forts restent à sa charge, en dépit de promesses - assorties de réserves. Aucun investissement et quant au fonctionnement : ni la voirie piétonne, ni l’accueil des vacanciers ne sont pris en charge par la commune.

Le choix fait par le conseil municipal a été très clairement expliqué par François Passaquin lors de l’A.G. ALDA de décembre 2005 : la municipalité ne réalisera aucun investissement sur Avoriaz. Les seuls investissements qui pourraient être réalisés sont ceux qui seraient mis à la charge des entreprises attributaires de droits à construire dans le cadre de l’U.T.N. , Cette décision est confirmée en 2006 puisque le mot du Maire dans « l’Avoriazien » cite les actions de la municipalité sur Avoriaz :
2° tranche de remise en état de l’Altiforme,
amélioration de l’enlèvement des ordures.

C’est la contrepartie logique du poids des investissements faits à Morzine : après - entre autres - le parking souterrain à 3 millions d’euros, la municipalité a décidé une réalisation pharaonique : la route du Coulet en grande partie souterraine, au coût annoncé de 12 millions d’euros.... Quant au principal investissement suivant, ce serait une autre voie souterraine, plus longue, donc plus coûteuse... Sans commentaire. Nos estimations montrent que grâce à la structure locale actuelle, Avoriaz fournit 3 millions d’euros net par an à Morzine - un parking souterrain/an - pourquoi changer ?

L’U.T.N. Pour que des investissements soient réalisés rapidement sur Avoriaz, il faut décider l’U.T.N. :

- C’est une priorité pour le conseil municipal :
la municipalité pourra mettre à la charge du ou des promoteurs des réfections ou des équipements nouveaux qu’elle aurait dû réaliser,
il en attend plus de rentrées fiscales (habitation, foncier, DGF, etc.) qu’il pourra affecter à Morzine,

- C’est aussi une priorité pour les professionnels d’Avoriaz, plus de logements, c’est plus de clients, de chiffre d’affaires, etc.

Nous avons présenté à l’autorité préfectorale notre position sur ce projet d’UTN qui, pour nous, ne doit être décidé qu’après la décision de créer (ou non) la commune d’Avoriaz. Quand la portion de territoire d’Avoriaz aura été érigée en commune, la municipalité d’Avoriaz aura la charge de préparer un projet pour Avoriaz visant à compléter et améliorer la station, avec consultation des Avoriaziens, en totale cohérence avec le plan à 30 ans déjà présenté. Ceci conduira à définir les objectifs d’urbanisme :
Avoriaz vrai village avec vie facile toute l’année,
Attention portée au domaine skiable et à sa fréquentation,
Rééquilibrage de l’activité commerciale,
Logements familiaux accessibles aux professionnels et employés,
Constitution d’un parc d’habitation pour saisonniers,
Respect de la station sans voiture,
Poursuite de l’amélioration de l’image d’Avoriaz,
Etc.

En conclusion : Notre force est réelle, constituée par les 330 membres de l’association, par l’implication active d’un nombre plus réduit d’associés actifs, prenant en charge les études et actions à mener. Notre situation financière est parfaitement saine, nos cotisations dépassant nos charges - plus d’une année de cotisations en réserve. Nous sommes totalement autonomes et nous sentons pleinement responsables de l’avenir de notre station. Nous avons prouvé notre détermination : notre action a débuté en 1999 et en dépit des obstacles est poursuivie toujours avec la même conviction puisque tout confirme la validité de notre démarche.

 
 
Publié le mercredi 17 janvier 2007

 
 

 
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