
IL N’Y A PAS D’UNITÉ GÉOGRAPHIQUE ENTRE MORZINE ET AVORIAZ.
Avoriaz et Morzine sont distantes de 13 kilomètres par la route. Le trajet entre les deux prend 17 minutes selon www.viamichelin.fr.
Avoriaz est située à 1800 m d’altitude, et est constituée essentiellement d’habitat vertical.
En période touristique, Avoriaz est caractérisée par l’interdiction des voitures à l’intérieur de la station. Pendant cette même période, Avoriaz a la densité de population d’un « hypercentre » urbain (plus de 10 000 personnes sur 0,5 km2).
A contrario, Morzine est située en moyenne montagne, à 1100 m d’altitude, c’est un village de chalets et de petits immeubles, beaucoup moins dense, avec une importante circulation automobile.
Les problématiques d’Avoriaz et de Morzine sont donc radicalement différentes.
Les années passées nous ont montré que les élus morzinois sont incapables de régler les problèmes d’Avoriaz, parce qu’ils n’y vivent pas et donc ne les comprennent pas.
Par exemple, les élus morzinois ont décidé que certains ascenseurs publics (Pas-du-Lac, Sassanka, Snow, Multivacances) n’avaient pas d’utilité collective. Pourtant, l’ascenseur du pas-du-Lac dessert le... centre médical.
Quant à ceux du Snow et de Multivacances, ils sont quasiment l’unique moyen d’accès à l’ex-immeuble Sirius, devenu Aster / Antarès, et il se dit que c’est dans ce secteur que le conseil municipal de Morzine veut faire une UTN !
C’est pourquoi il me parait tout à fait indispensable qu’Avoriaz soit enfin émancipée de Morzine.
Dans un « Info-Commune » émanant de la mairie de Morzine, M. Passaquin déclarait en avril 2002 :
« Ils souhaiteraient une structure pour gérer et permettre à Avoriaz de se développer normalement. On ne sait pas ce que cela signifie ! que veut dire gérer ? que veut dire normalement ? Et comment gérer normalement lorsque l’on habite à Paris ou à Carqueiranne ? (Journal municipal d’avril 2002) » Ce que nous avons observé depuis de nombreuses années me conduit à penser qu’Avoriaz ne peut pas être gérée normalement depuis... Morzine, et c’est pourquoi j’approuve le projet de création de commune émancipée.