
La commune de Morzine a adopté depuis l’origine une politique à courte vue, contraire aux intérêts d’Avoriaz, et qui sera donc néfaste pour Morzine à terme. D’un point de vue budgétaire, cela se traduit par une ponction permanente des ressources fiscales dégagées par Avoriaz. Les chiffres, communiqués par la commune dans le cadre de l’enquête publique, en attestent : chaque année, entre 1,5 et 2,5 millions d’euros sont confisqués au profit de Morzine. C’est une politique constante qui dure depuis des décennies, et qui a été poursuivie par les trois dernières équipes municipales. Rien ne justifie cette politique. Il n’y a pas de justification morale, car Morzine fait partie des communes riches de Haute-Savoie. Si on se réfère aux statistiques récemment publiées par les services fiscaux, les foyers morzinois, avec un revenu moyen déclaré par foyer de 23 034 €, se situent 15% au-delà de la moyenne du département de Haute-Savoie, et bien au-dessus de communes comme Megève, Samoëns, La Clusaz, sans oublier évidemment toutes les autres communes du canton d’Aulps ainsi que Les Gets ou Châtel. En d’autres termes, les avoriaziens ne sont pas « des riches » à qui on prend pour donner aux morzinois qui seraient « des pauvres ». Il n’y a pas de justification économique, car l’argent qui n’est pas investi à Avoriaz nuit à la qualité du « produit Avoriaz », et donc le dévalorise : in fine, cela conduit à diminuer le chiffre d’affaires, ainsi que par conséquent les recettes fiscales, à Avoriaz mais aussi dans les communes environnantes pour lesquelles Avoriaz est une « locomotive ». Pire, l’excès de moyens dont dispose ainsi Morzine conduit à procéder à des dépenses hasardeuses ou inutiles, telles par exemple l’acquisition de l’immeuble de France Télécom pour 524 000 €, aucun projet d’utilisation de ce bâtiment n’existe, et pourtant il entraînera des dépenses puisqu’il faudra bien l’entretenir... Le projet de « route du Coulet » (10 millions d’euros envisagés sur les prochaines années !) est un autre exemple des dépenses pharaoniques auxquelles Morzine se laisse aller grâce au sentiment de richesse engendré par cette ponction des ressources d’Avoriaz. Si, à l’issue de la procédure actuelle, la commune d’Avoriaz n’est pas créée, cette politique de confiscation des ressources provenant d’Avoriaz au profit de Morzine sera poursuivie et renforcée, puisqu’en quelque sorte l’administration lui en aurait ainsi donné quitus. Dès lors, elle conduirait sous peu d’années à la ruine d’Avoriaz, ce qui entraînerait par voie de conséquence celle de Morzine, qui ne pourrait plus faire face aux échéances financières de son endettement. Il est indispensable qu’Avoriaz devienne une commune pour que ses recettes fiscales servent à son exploitation et à réaliser les investissements nécessaires. Les premiers à tirer bénéfice de la santé économique d’Avoriaz et de son développement seront ses voisins, au premier rang desquels Morzine. C’est pourquoi je suis favorable à l’érection d’Avoriaz en commune de plein droit.