
J’attire votre attention sur la délibération du Conseil municipal de Morzine en date du 2 avril 2007.
« Un des points durs est la rétrocession des équipements sportifs pour laquelle le conseil valide l’intégralité des éléments suivants :
accord sur le principe de maintenir la vocation d’accueil d’équipements sportifs et de loisirs à ces terrains,
accord pour permettre l’activité du Village des Enfants mais contre perception d’un droit d’occupation,
fin dès cette année 2007 à tout investissement et frais de fonctionnement sur les équipements sportifs dont le foncier ne nous appartient pas, et ce ni par la commune, ni par l’office de tourisme,
pas de montage des équipements sportifs si le foncier ne nous appartient pas et facturation pour la mise en place de la piscine. »
En d’autres termes, il ressort que le Conseil municipal accepte la rétrocession des terrains non construits qui servent à l’exploitation du Village des Enfants uniquement en contrepartie d’un loyer, ce qui n’est pas aberrant sauf si on fait l’analogie avec le fait que le même conseil municipal refuse la rétrocession d’ascenseurs publics dont la contrepartie pourrait être... des frais d’entretien.
De la même façon, le Conseil municipal souhaite donc facturer le montage et démontage des installations sportives sises sur des terrains non construits (il s’agit de terrains de tennis, de volley-ball et comme spécifiquement évoqué, de la piscine publique).
En d’autres termes, la municipalité souhaite donc créer de nouvelles recettes en provenance d’Avoriaz, sans augmenter les charges puisque ces travaux sont d’ores et déjà réalisés par des employés communaux.
Ces nouvelles recettes pourront être affectées à des dépenses à Morzine.
En contrepartie, l’Office de Tourisme d’Avoriaz sera obligé d’augmenter le prix des forfaits proposés aux touristes pour les activités estivales, ou bien d’absorber ces dépenses supplémentaires en prélevant sur son budget d’investissement. Quel que soit le choix retenu, c’est une mauvaise solution pour Avoriaz.
Ceci est un exemple parmi d’autres de la gestion d’Avoriaz vue par Morzine : « oui aux recettes, non aux dépenses ».
C’est une politique à courte vue, qui conduit au dépérissement progressif d’Avoriaz. Le dépérissement d’Avoriaz entraînera inéluctablement celui de Morzine, c’est pourquoi ce serait, de mon point de vue, une erreur de laisser perdurer la situation actuelle.
Seule une gestion communale indépendante, par Avoriaz et pur Avoriaz, est susceptible de favoriser la prospérité d’Avoriaz et donc celle des collectivités voisines, dont Morzine.