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Historique

 
 

Compte rendu de l’Assemblée Générale de l’association - 29 Déc 05

 

ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE du 29 décembre 2005

45 associés ont signé la feuille d’émargement, 82 personnes sont effectivement présentes, 85 autres associés ont envoyé leur pouvoir et sont donc représentés. L’assemblée est présidée par Jacques Proton, assisté par Louis Nardin et Raymond Speisser.

Rapport moral

Dans l’invitation à cette A.G. vous avez pu lire : « L’année qui vient est à la fois décisive et finale. A nous de faire en sorte qu’elle se termine selon nos vœux : obtenir que la prospérité d’Avoriaz et de Morzine se poursuive, grâce à l’érection d’Avoriaz en commune. Seule, la structure en deux communes correspond aux réalités : économique, géographique, historique et humaine. Chaque Avoriazien a son rôle à jouer. »

Comment s’est passée l’année 2005

1 - La presse En février-mars, la presse locale s’est intéressée au « divorce » demandé par Avoriaz, pleines pages dans,
-  3 articles successifs par « le Faucigny »,
-  Le Messager, le Dauphiné, pays de Savoie, le Temps à Genève, etc..

Vous avez pu lire les principaux extraits dans le bulletin d’automne. Les principales observations retenues d’après les propos publiés du Maire :
-  pas de proposition d’amélioration du fonctionnement d’Avoriaz dans la commune de Morzine,
-  pas d’inquiétude affichée sur l’aspect pertes des recettes d’Avoriaz en cas de séparation,
-  argument le plus souvent cité : « la municipalité entend maintenir l’intégrité du territoire communal tel qu’il existe depuis le 11ème siècle », variante de « conserver ces alpages où nos ancêtres ont lutté souvent péniblement pour nourrir leurs enfants »,

Le bulletin municipal d’août 2005 montre clairement que la municipalité continue d’asphyxier Avoriaz en ne finançant que des investissements sur Morzine.

L’administration préfectorale

Fin 2004, le sous-préfet Jean-Paul Briseul nous avait demandé de construire des budgets prévisionnels pour 2005, 2006 et 2007, de fournir des évaluations de la population permanente et des élèves. Pour construire les budgets demandés, nous avions besoin de connaître précisément les recettes fiscales 2004. C’est ce que nous avons demandé en vain pendant tout le premier semestre, tant à, la commune qu’aux services fiscaux du département. Louis Nardin a donc du construire complètement des recettes à partir d’extrapolations, de recoupements divers.

Le 1er juillet 2005 j’ai envoyé au sous-préfet par courrier recommandé notre réponse à toutes ses questions en lui demandant de nous préciser le calendrier de la suite de la procédure. La seule réponse reçue a été l’accusé de réception ...

Au cours de l’été, Jean-Paul Briseul a été remplacé par Jean-Yves Moracchini. J’ai repris contact en septembre et nous Paul Séguret et moi, avons été reçu par notre nouveau sous préfet le 14 octobre. Résultat de cette entrevue :
-  nous devons fournir un projet pour Avoriaz dans 30 ans,
-  Jean-Yves Moracchini promet de lire le bon à tirer du bulletin d’automne, et annonce qu’il nous convoquera dans un mois.

Avant mi-novembre, nous recontactons Jean-Yves Moracchini et nouvelle entrevue le 25 novembre avec Jean-Yves Moracchini et Jean-René Bouron (secrétaire général de la sous-préfecture) d’un coté, de Paul Séguret, Raymond Speisser et moi de l’autre. Cet entretien se passe en 2 temps :
-  présentation de notre ébauche de plan à 30 ans constituée d’après les réponses de François Balters, Jacques Breuil, Krista Canguilhem, Louis Nardin, Hubert Proton et Raymond Speisser.
-  Remise par Jean-René Bouron du dossier à documenter pour l’enquête publique avec pour modèle le dossier de la défusion Perrignier-Draillant.

Début décembre :
-  lettre de confirmation au sous-préfet annonçant notre réponse pour mars 2006,
-  début de répartition des chapitres constituant le dossier global.
-  Nouvelle demande pour disposer d’informa-tions fiables sur les recettes de la portion de territoire d’Avoriaz : sur instruction précise du sous-préfet, envoi d’une lettre recomman-dée avec A.R. à François Passaquin.

Relations avec les élus :
- le 26 novembre, nous (Paul Séguret, Raymond Speisser et moi) avons pu exposer notre dossier à Marc Francina, maire d’Evian et député du Chablais
- j’ai repris contact - écrit - avec Jean Claude Carle sénateur,
- Paul Séguret s’efforce d’organiser une visite à Ernest Nycollin président du Conseil Général,
- Louis de Broissia est toujours informé de l’avancement de la démarche commune d’Avoriaz.

La suite des actions à mener en 2006 a été discutée au cours de la 2ème partie de l’A.G.

Rapport financier

- Recettes : 242 cotisations totalisant 5060 €,
- Dépenses totales 4974 € se ventilant ainsi :
- Impression des journaux de décembre 2004 et automne 2005 3.417 €
- Fournitures de bureau 202 €
- Frais de déplacement 494 €
- Frais postaux (boite, timbres, recommandé...) 678 €
- Divers 184 €

- Solde positif de 86 Euros après imputation à l’exercice de 2 bulletins de 12 pages tirés à 3.500 exemplaires et diffusés à la très grande majorité des copropriétaires.

Bilan : solde bancaire après règlement de toutes les factures = 3.477 € (les cotisations 2005-06 déjà reçues ne sont pas encaissées)

Actif : solde en banque 3.477 € Passif : Réserve (report à nouveau) 3.477 €

Rappel : le solde bancaire à fin 2003 s’élevait à 63,44 € et celui de fin 2004 à 3374 €

Les propositions soumises au vote :
- Le rapport moral est approuvé à l’unanimité,
- Les comptes sont approuvés à l’unanimité
- A l’unanimité, le président de l’association est autorisé à ester en justice pour obtenir, conformé-ment à l’article 2 des statuts, que la réglementa-tion qui régit les créations de commune soit respectée par toutes les entités intervenant à l’instruction des pétitions demandant l’érection de la station d’Avoriaz en commune.

Les administrateurs sortants souhaitant se représenter - Jean-Louis Freychet, Claire Lecampion et Jacques Proton sont réélus à l’unanimité (- 1 voix pour Jean-Louis Freychet) Les associés suivants se sont portés candidats : Laurent Barbier, Ludivine de Beaucaron, Vincent Burguburu, Florence Caressa, Bernard Geneste et Guy Racloz. Ils sont élus à l’unanimité.

Réponses à préparer, La réponse aux principaux chapitres du dossier type « Draillant » est prise en charge par François Balters, Louis Nardin et Raymond Speisser.

Avoriaz n’est pas Draillant. Le dossier modèle Draillant ne reflétant que très incomplètement la réalité avoriazienne, il convient donc de constituer un dossier Avoriaz tenant compte des spécificités de notre station en particulier de la station sans voiture ce qui entraîne :
- de très gros besoins en places de stationnement pour les voitures à la semaine, voire au mois aux entrées de la station (route et Prodains),
- voirie piétonne (ascenseurs et passages publics), maintenue à la charge des propriétaires,
- accueil des vacanciers, géré par l’ALDA et non par l’O.T.
- traitement des voies enneigées l’hiver,
- impact sur le ramassage des ordures (pas de tri sélectif), la distribution du courrier,
- etc.

Une autre différence notable est qu’Avoriaz est une station touristique, de sports d’hiver essentiellement : les terres ne sont que marginalement à usage alpages l’été (ferme de Serraussaix). Les pistes de ski, les remontées mécaniques occupent la plus grande partie de la portion de territoire d’Avoriaz. Le rôle de la station d’Avoriaz est au premier plan et au cœur des stations des Portes de Soleil.

La structure économique d’Avoriaz mérite aussi d’être décrite et prise en compte :
- importance du parc immobilier locatif géré par des entreprises exerçant entre autres à Avoriaz (groupe Pierre et Vacances, France location) et par des agences immobilières locales (IHF, Immobilière des Dromonts, Avoriaz location),
- poids économique de la SERMMA, en termes de chiffre d’affaire et d’emplois sur les remontées mécaniques et l’entretien des pistes,
- trop peu d’hôtels (deux)
- peu d’artisans sur place, d’où un appel important aux entreprises de la vallée d’Aulps,
- concentration de l’activité commerce et restauration,
- insuffisance de l’offre de logements tant pour les familles résidant à l’année que pour les 1.000 à 1.500 travailleurs saisonniers.

Quant à la structure administrative, politique locale, très spécifique d’Avoriaz, elle a été longuement évoquée : rôle de l’ALDA, de l’O.T., et surtout absence d’un maire, d’un conseil municipal dévoué aux électeurs et administrés d’Avoriaz. La municipalité de Morzine donne la priorité aux investissements sur le bourg financés par les recettes d’Avoriaz. Lors de l’A.G. ALDA du 27 décembre 2005, François Passaquin a confirmé que des investissements - limités - sur la station ne pourraient être réalisés que dans le cadre de l’U.T.N. parce que mis à la charge du promoteur en échange des lits autorisés.

Lors de cette même A.G. ALDA du 27 décembre 2005, le directeur régional de la Lyonnaise des eaux a présenté les grandes lignes d’une de ces propositions dont cette entreprise a le secret. Il faudrait investir 10 millions d’euros pour mettre en conformité les réseaux eau et assainissement de la station (d’après le rapport SCERCL commandé par la Lyonnaise des Eaux) : nous proposons 1,5 million pour réaliser les travaux de protection des captages tels qu’ils étaient annoncés en mars 1980. Nous ne parlons pas de l’évaluation faite par votre conseil à 55 millions de francs en 1999 des provisions pour renouvellement non employées sur la station. Nous ne parlons plus de réaliser le réservoir de 1.000 m3 que nous nous étions engagé à construire en haut de la station par l’avenant N° 3 en mars 1998 pour mise en service en 1999, qui était financé et qui n’est toujours pas construit : en cas d’incendie sur le haut de la station (soit 55 % des m2), la fourniture en eau aux pompiers restera défaillante.
- est aussi passée sous silence la mise en conformité des autres anomalies constatées - réseau d’assainissement en grande partie « unitaire », renouvellement des membranes des réservoirs et des filtres de la station de filtration non assuré, etc. -
- pour récupérer ce 1,5 million que nous investissons tout en consentant une réduction - modique - du prix de l’eau, nous proposons à notre co-contactant (Pierre & Vacances) de prolonger de 15 ans le contrat signé en mars 1980 et devant se terminer en septembre 2011. Cela nous amènera jusqu’en 2026, sans mise en concurrence ni investissement réel pendant 56 ans, avec une fin de 33 ans postérieure à la fin de l’aménagement.

Que ce genre de proposition puisse être présenté en A.G. ALDA illustre bien ce que permet la structure actuelle d’Avoriaz : en l’absence d’une vraie démocratie locale, tout est permis.

D’après des observateurs avertis, à la suite de cette A.G., la plupart des membres du syndicat ALDA, constatant l’inertie du maire et l’asphyxie d’Avoriaz, soutiendraient maintenant la démarche « commune d’Avoriaz ». L’ébauche de projet « Avoriaz dans 30 ans » que nous avons remise au sous-préfet devrait être enrichie, de deux façons :
- l’apport des professionnels d’Avoriaz pour renforcer l’attrait de notre station en revalorisant ses atouts et en développant de nouvelles offres,
- le compléter par plusieurs projets culturels destinés à diversifier les activités sur notre station.

La réalisation de ces projets devra être échelonnée sur de nombreuses années. La condition néces-saire est l’érection d’Avoriaz en commune. La structure communale dotera Avoriaz,
-  des organes de droits communs qui lui font défaut : le conseil municipal et son maire déjà évoqué,
-  des ressources financières sans lesquelles ces projets resteraient « vœu pieux ».

Une partie importante de ces ressources financières devra être affectée à la nécessaire remise en état des équipements collectifs : en dépit des promesses faites,
- bien qu’annoncée par François Passaquin comme imminente depuis près de 5 ans, la prise en charge de l’ascenseur public des Hauts Forts par la commune n’est pas réalisée,
- concernant l’escalator des Fontaines Blanches, en panne depuis 5 ans et dont la reprise par la commune faisait partie des promesses électorales, on y pense, on réfléchit.
- les autres ascenseurs ont été construits il y a plus de 30 ans et leur état posera aussi problème à plus ou moins court terme.
- sans oublier les voies ouvertes et les réseaux divers.

En dépit des recours possibles, les besoins financiers de la nouvelle commune seront donc très élevés. C’est ce qui conduira probablement le conseil municipal d’Avoriaz à envisager la réalisation d’une U.T.N. conçue pour répondre aux besoins d’Avoriaz tant en choix d’habitat qu’en équipements collectifs.

En termes de communication, les participants ont estimé que la diffusion papier devrait être complétée et actualisée via Internet.

A l’issue de cette A.G. un pot de l’amitié a été servi et a permis de continuer les échanges directs entre participants.

Nous tous, associés à la démarche « commune d’Avoriaz », formons le vœu que notre station soit érigée en commune au cours de cette nouvelle année 2006.

L. Nardin, J.Proton et R. Speisser

 
 
Publié le mercredi 4 janvier 2006
Mis à jour le mercredi 17 janvier 2007

 
 

 
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