
La commune est la collectivité locale de base qui représente une unité géographique et humaine. Dans le cas des agglomérations de Morzine et Avoriaz, cette unité existe-t-elle ?
Morzine est un « vieux village » plein de charme avec ses quartiers anciens près de la Mairie et de l’église, ses quartiers plus récents, ses nombreux hôtels. L’habitat est à la fois dense et dispersé.
L’agriculture de montagne régresse au profit de l’activité sportive : Morzine est une station réputée qui a su tirer parti des évolutions économiques et touristiques.
La population de la « rÉpublique de Morzine » a des règles et traditions qui lui sont propres, très différentes de celles de la population « étrangère » des propriétaires et commerçants d’Avoriaz.
La station d’Avoriaz est située 13 km de Morzine (et 800 mètres plus haut). L’automobiliste quitte Morzine par une route de montagne qui peut être difficile.
Le skieur morzinois accède à Avoriaz par la route jusqu’aux Prodains puis le téléphérique, ou par télécabine et télésiège.
Avoriaz est une station d’altitude, de création récente, dont l’habitat est concentré en 43 immeubles, 40 chalets, auxquels s’ajoutent 5 centres commerciaux et un nombre limité d’autres bâtiments publics et privés.
Morzine et Avoriaz sont des agglomérations géographiquement séparées et humainement différentes : c’est une évidence qu’il est peut-être utile de rappeler. La réalité électorale À Morzine-Avoriaz : 2.000 électeurs morzinois élisent un conseil municipal à 100 % morzinois.
Toutes les commissions municipales sont 100 % morzinoises : aucun avoriazien ne fait partie ne serait-ce que la « commission-Avoriaz ».
Les décisions de gestion municipale, les investissements publics concernant Avoriaz sont prises par le seul conseil municipal morzinois.
Les intérêts de la station d’Avoriaz ne peuvent être défendus par moins de 100 électeurs avoriaziens.